Economie de guerre

Dès le mois d’août 1914, l’agriculture, l’industrie et l’économie du quotidien sont transformées par l’impact de la guerre.

L’agriculture

L’agriculture est le secteur le plus important de la production nationale. Occupant plus de 9 millions de Français, elle représente plus de 75% de l’économie du pays. Dès le début de la guerre, la mobilisation des hommes et les réquisitions de chevaux et charrois pour l’armée rendent très compliqués les travaux des champs qui sont principalement effectués par les femmes et les vieillards. On revient à d’anciennes techniques agricoles, comme le battage au fléau ou des charrues plus légères.

Midi-Pyrénées, terre de polyculture, approvisionne à la fois l’armée et l’Arrière, ce qui ne se fait pas sans difficultés. Dans certains villages, des terres agricoles sont abandonnées faute de main d’œuvre. En Aveyron, le manque d’hommes est tel que le directeur des services agricoles écrit au ministre de l’agriculture pour demander la mise à disposition de soldats spécialisés en motoculture.

L’industrie

À l’été 1914, l’industrie occupe environ cinq millions d’ouvriers sur le territoire national, pour une production soumise aux commandes de l’Etat. Dès le début du conflit, de nouvelles politiques économiques vont encourager la reconversion de certains types d’industrie vers la métallurgie, afin de soutenir les cadences de production d’armes.

Le territoire de Midi-Pyrénées constitue un enjeu stratégique pour la production industrielle en raison de ses ressources en matières premières (carrières) et hydroélectricité (barrages). Cependant, les industries manquent d’ouvriers spécialisés, aussi, certains soldats sont-ils démobilisés car plus utiles en usine d’armement que sur le front. Les entreprises font appel à une nouvelle main d’œuvre, les femmes, comme à la Poudrerie nationale de Toulouse. Les étrangers (Indochinois, Belges), les coloniaux (comme à l’arsenal de Tarbes), les mutilés ou encore les prisonniers, rejoignent également les rangs de cette nouvelle main d’œuvre.

L’économie du quotidien

La population apprend à vivre sous la contrainte des restrictions. La ville de Cahors ouvre des restaurants économiques, accessibles aux familles à faibles revenus. La petite monnaie, fondue pour faire des armes, est remplacée par des bons de monnaie-papier, émis par la ville de Toulouse ou la chambre de commerce de Haute-Garonne. Dans le Tarn-et-Garonne, par souci d’économie des matières premières, l’éclairage des magasins et des lieux publics est limité par arrêté préfectoral.

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