Internés et prisonniers

Des camps pour prisonniers de guerre et civils étrangers, essentiellement Allemands et Autrichiens, sont présents sur le territoire de Midi-Pyrénées, pendant toute la durée de la guerre.

Les prisonniers

Dès août 1914, les armées sont submergées par  le nombre de prisonniers. Les prisonniers ennemis sont répartis sur le territoire français. Dans l’urgence, des bâtiments désaffectés servent de lieux de détention.

Durant le conflit, les accords entre gouvernements belligérants permettent l’échange de prisonniers blessés et l’acheminement du courrier et de colis (victuailles et vêtements) aux prisonniers. Ils sont envoyés par les familles et par les œuvres de charité, telle « l’Œuvre tarnaise des prisonniers de guerre ». Le travail des prisonniers de guerre est réglementé par les conventions de La Haye.

Dès 1915, pour pallier le manque de main d’œuvre, les prisonniers de guerre, à l’exception des officiers, sont employés aux travaux agricoles et travaux publics… Six cents prisonniers construisent la ligne de chemin de fer Carmaux-Vindrac en 1915.

Les internés civils

Les internés civils, les « indésirables », sont Allemands, Autrichiens et considérés comme des espions potentiels, ils subissent l’internement.

Beaucoup vivent dans la région depuis plusieurs années, mais leurs biens sont mis sous séquestre dès 1914, comme les mines de Poubeau (Haute-Garonne) qui appartiennent à monsieur Flechter de Düsseldorff (Allemagne). Le plus souvent, les internés sont rapidement extradés. Le cas des Alsaciens est particulier car ils sont considérés comme des étrangers civils et traités comme tels par les autorités, alors que la population ne les assimile pas aux Allemands. Dans le camp de Lourdes, une rixe éclate entre prisonniers allemands et alsaciens. Les Lourdais demandent à l’armée de les considérer comme des Français et non comme des Allemands.

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