La médecine de guerre

Dès septembre 1914, des hôpitaux militaires temporaires s’implantent en Midi-Pyrénées, pour faire face à l’afflux de blessés en provenance du front.

Les hôpitaux et leur personnel

Les hôpitaux militaires proches du front sont rapidement débordés. Les blessés sont envoyés dans des structures sanitaires implantées à l’Arrière. Elles sont réparties en trois catégories : hôpitaux complémentaires (placés directement sous le contrôle du Service de santé), auxiliaires (sous la direction de la Croix-Rouge française) et bénévoles (créés à l’initiative d’associations). Tous rencontrent des difficultés à s’équiper et lancent des appels aux dons de la population.

Dans la région, l’arrivée très précoce d’un grand nombre de soldats blessés impose l’ouverture d’hôpitaux improvisés. A Montauban, l’Ecole Normale, le Lycée de Garçons, le Lycée de Jeunes Filles et la Faculté de Théologie protestante sont transformés en hôpitaux auxiliaires. A Toulouse, l’établissement scolaire du Caouzou devient l’hôpital complémentaire n°52, spécialisé en orthopédie chirurgicale, entre 1914 et 1920.

Le personnel est constitué de médecins et d’infirmières. Celles-ci, surnommées « la quatrième armée » en raison de leur engagement massif, sont majoritairement des jeunes femmes bénévoles de milieu aisé.

Les avancées de la médecine

Durant le conflit, la médecine connaît de grandes avancées, en particulier la chirurgie. La reconstruction chirurgicale faciale progresse énormément et de nouvelles prothèses sont créées. En psychiatrie, le concept de « névrose traumatique de guerre », concernant les troubles du comportement et psychiques, est identifié et étudié. Enfin, de nouvelles méthodes de rééducation et de réhabilitation des soldats, notamment des mutilés, sont mises en l’œuvre pour faciliter le retour à la vie normale des blessés. À partir de 1915, l’ « Œuvre de rééducation professionnelle des Mutilés de la guerre » d’Albi ramène ainsi des soldats mutilés à la vie professionnelle : elle leur fournit des prothèses gratuites et participe à leur rééducation physique.

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