La mobilisation

Les affiches informant la population de la mobilisation sont placardées le 1er août 1914 dès 17h00. Malgré les évènements de juillet, la surprise est grande, particulièrement dans les campagnes. Les Français se résignent à une guerre qu’ils espèrent alors courte.

L’unanimité patriotique

Le lendemain de l’assassinat à Paris du député pacifiste Jean Jaurès, la population régionale apprend la nouvelle de la mobilisation. Des manifestations ont lieu, rythmées par des chants patriotiques. Les mobilisés doivent rejoindre leur garnison en emportant vivres, linge de corps, chaussures réglementaires…

À Coubisou (Aveyron) on défile avec le drapeau de la classe de 1914. L’instituteur de Lagardelle et le directeur de l’école d’Albas, dans le Lot, racontent dans leurs carnets comment se déroule la mobilisation. Mus par un sentiment patriotique, des jeunes gens s’engagent volontairement, alors que leur classe n’est pas encore appelée au front. Cependant, les lourdes pertes du mois d’août vont entraîner une seconde vague de mobilisation, dès septembre 1914. 

Déserteurs et insoumis

Déserteurs et insoumis représentent un phénomène marginal, à la grande surprise des généraux. Les mouvements pacifistes disparaissent en raison de l’ « Union sacrée » après la mort de Jaurès.

En septembre, 200 conscrits manquant en Midi-Pyrénées, sont activement recherchés par la gendarmerie. Quelques incidents éclatent. Certains habitants doivent prouver qu’ils sont bien en règle avec l’obligation de service militaire. Pour prévenir les troubles, le maire de Toulouse fait fermer les cafés et débits de boissons de 23h00 à 6h00.

 

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