Opinion publique, censure et propagande

Censure et propagande sont mises en place par les autorités dès le début du conflit, pour orienter et contrôler l’opinion publique.

La censure

La loi du 4 août 1914 interdit, sous peine d’emprisonnement, la publication d’informations militaires autres que celles communiquées par l’état-major. Par conséquent, les journaux sont réduits à retranscrire les informations de l’armée. La presse quotidienne régionale, comme le Cri de Toulouse ou le Journal du Lot, paraît toujours mais sur un nombre de pages limitées, car le papier comme l’information manquent. À contrario, c’est avec une grande liberté d’expression que les soldats au front rédigent et publient des « journaux des tranchées ». C’est le cas du Rire aux éclats, créé par un bataillon aveyronnais. Le courrier des soldats est en revanche soumis à la censure. À l’Arrière, la population est surveillée. Des rapports de gendarmerie faisant état d’opinions antimilitaristes sont transmis aux préfets. La police surveille particulièrement les militants syndicalistes ou anarchistes, qui portent de nombreuses revendications sociales depuis le XIXe siècle. Dans le bassin houiller de l’Aveyron, un ouvrier métallurgiste et militant anarcho-syndicaliste fait l’objet d’une enquête en 1917.

La propagande

La propagande est utilisée par le gouvernement pour aider les Français à supporter les privations et les encourager à soutenir l’effort de guerre. La presse est un des instruments de la propagande. Les affiches du Télégramme célèbrent les victoires des Armées Françaises et Alliées. Le quotidien La Dépêche publie un almanach orné de nombreuses illustrations traitant de la guerre. L’école et les instituteurs sont également impliqués dans la propagande et ont pour mission de renforcer le sentiment patriotique chez leurs élèves. À Toulouse, on distribue aux écoliers des cahiers d’écriture dont les couvertures représentent des scènes à la gloire de la Nation, de l’armée française et des alliés.  Les marraines de guerre, qui écrivent bénévolement aux soldats leur sont d’un grand réconfort. À Vabre dans le Tarn, une classe de jeunes filles et leur institutrice sont marraines de guerre d’Edmond Bernier, soldat au 9e régiment du génie.

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